C'est dommage, j'aurais pu leurs apprendre avant qu'ils ne partent l'art de la fuite. Je suis douée pour fuir, j'ai deux grandes jambes qui me servent bien. Je suis une lâche et je fuis devant tout obstacle trop puissant pour l'affronter. Je n'essaie pas de le contourner, je lui tourne le dos et je cours de plus belle, pensant que mon chemin n'est pas celui-là. Ce n'est pas celui qui est remplis d'embûche qui me font tomber. Mon chemin est simplement droit, lisse et parfait. Pourquoi faudrait-il toujours croire que la vie est compliquée, que tout ceux qui nous entoure sont là pour le simple fait de nous faire du mal, que tout les bobos qu'on a eu on les à mérité. J'arrête de croire en ces idéaux qui finalement sonnent faux dans ma cervelle - aussi petite soit-elle. Si tu tombes dans les escaliers c'est pas parce que Dieu l'a voulu parce que tu avais fait du mal, mais simplement parce que tu es assez crétin pour ne pas regarder les marches et en rater une pour finir de descendre sur les fesses. Le problème et la solution sont la même personne : toi. Dieu n'a rien avoir là dedans, il est trop occupé à défaire les n½uds de sa barbe pour s'occuper de sa progéniture. Il veut nous laisser dans notre crise d'adolescent, crier sur tout le monde, croire qu'on peut décider de tout et continuer à croire que tout ce qui arrive est dû au fait de l'intervention du Saint Esprit, car nous sommes trop lâche pour s'avouer à nous même que tout ce qui arrive et de notre faute et pas celle des autres. Le ministère de l'éducation devrait nous faire apprendre que tout est notre faute et que tout retombera toujours sur notre dos. Peut-être qu'il le fait, et que nous sommes simplement trop stupide pour s'en rendre compte et se poser cinq minutes pour se poser la question. Mais peut-être aussi que nous n'avons pas ces cinq minutes. Vous savez la vie d'adolescente est bien compliqué et bien défini : Faire des crises parce qu'on a pas ce qu'on veut, faire des crises parce que personne fait attention à nous, faire des des crises parce qu'on a faim et que nous sommes incapable de faire cuire des pâtes ? Alors, avons-nous vraiment évoluer ? N'étions pas pareil quand nous étions des bébés ? Oui, mais maintenant on est grand, on sait comment faire des bébés, on sait comment faire le mur pour aller se bourrer la gueule avec des amis. L'adolescence, âge trop compliqué pour l'expliquer.